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PASS et LASImmunologie 11 min24 octobre 2026

Immunité innée et adaptative – fiche PASS (lymphocytes B et T, CMH)

Fiche de révision d’immunologie pour PASS/LAS : barrières, immunité innée et adaptative, présentation de l’antigène (CMH), lymphocytes B et T, mémoire immunitaire et notions clés du concours.

Fiche générée par l'IA de Pharo à partir d'un cours type, relue par un second modèle. Ton cours, ta prescription et les protocoles de ton établissement font foi.

Résumé du cours

L’essentiel

  • Deux grands types d’immunité : innée (rapide, non spécifique) et adaptative (spécifique, mémoire).
  • L’immunité innée repose sur les barrières, la phagocytose, le système du complément et l’inflammation.
  • L’immunité adaptative met en jeu les lymphocytes B (anticorps) et T (cytotoxicité, aide, régulation).
  • La présentation de l’antigène se fait via les CMH I (LT CD8+) et CMH II (LT CD4+).
  • La réponse primaire est lente, la réponse secondaire est rapide et intense grâce à la mémoire immunitaire.
  • Coopération permanente innée/adaptative : l’innée active l’adaptative, l’adaptative renforce l’innée.

Immunité innée : généralités et barrières

Caractéristiques générales

  • Réponse rapide (minutes à heures), présente dès la naissance.
  • Non spécifique d’un antigène unique : reconnaissance de motifs conservés (PAMP, DAMP).
  • Absence de mémoire spécifique (réponse similaire à chaque exposition).
  • Même réponse à un même agent quel que soit le nombre d’expositions.

Barrières physiques, chimiques et biologiques

  • Barrières mécaniques : peau, muqueuses, épithéliums serrés, mucus, mouvement ciliaire, flux (urines, larmes).
  • Barrières chimiques : pH acide (estomac, peau), enzymes (lysozyme des larmes/salive), peptides antimicrobiens.
  • Barrières biologiques : microbiote commensal qui concurrence les pathogènes.
  • Intégrité de ces barrières = première ligne de défense contre l’infection.

Cellules de l’immunité innée

Principales cellules

  • Polynucléaires neutrophiles : premiers recrutés, phagocytent et détruisent les bactéries, vie courte.
  • Monocytes/macrophages : phagocytose, production de cytokines, présentation d’antigènes (CPA).
  • Cellules dendritiques : principales cellules présentatrices d’antigènes (CPA) professionnelles, lien innée/adaptative.
  • Cellules NK (Natural Killer) : tuent les cellules infectées ou tumorales, indépendamment du TCR ou des anticorps.
  • Autres : éosinophiles (parasites, allergies), basophiles et mastocytes (médiateurs de l’inflammation).

Récepteurs de reconnaissance (PRR)

  • PRR (Pattern Recognition Receptors) reconnaissent les PAMP (Pathogen-Associated Molecular Patterns).
  • Exemples : TLR (Toll-like receptors), NOD-like receptors, récepteurs de la mannose.
  • Localisation : membrane plasmique, endosomes, cytosol.
  • Activation des PRR → production de cytokines pro-inflammatoires, chimiokines et induction de l’inflammation.

Système du complément

Voies d’activation

  • Ensemble de protéines plasmatiques circulantes, activées en cascade.
  • Trois voies principales d’activation menant à C3 convertase :
  • Voie classique : déclenchée par les complexes antigène–anticorps (IgG ou IgM).
  • Voie alterne : activée directement par certaines surfaces microbiennes.
  • Voie des lectines : via la mannose-binding lectin (MBL) fixée sur les microbes.

Fonctions effectrices

  • Opsonisation (C3b) : favorise la phagocytose en marquant les pathogènes.
  • Chimiotactisme (C3a, C5a) : recrutement de cellules inflammatoires (neutrophiles, monocytes).
  • Lyse cellulaire : formation du complexe d’attaque membranaire (CAM) (C5b–C9) → perforation membrane.
  • Rôle important dans l’élimination des complexes immuns.

Inflammation

Étapes classiques

  • Déclenchée par infection, traumatisme ou nécrose cellulaire.
  • Signes cardinaux : rougeur, chaleur, douleur, tuméfaction, parfois perte de fonction.
  • Étapes :
  • Vasodilatation locale (augmentation du flux sanguin).
  • Augmentation de la perméabilité vasculaire (extravasation de protéines plasmatiques).
  • Recrutement de leucocytes (neutrophiles puis monocytes) via chimiotactisme.

Médiateurs

  • Cytokines pro-inflammatoires : TNF-α, IL-1, IL-6, produites par macrophages et autres cellules.
  • Chimiokines : attirent spécifiquement certains leucocytes.
  • Médiateurs lipidiques : prostaglandines, leucotriènes.
  • Complément (C3a, C5a), histamine (mastocytes) participent également.

Immunité adaptative : généralités

Caractéristiques

  • Spécificité : reconnaissance d’épitopes antigéniques par des récepteurs uniques (TCR, BCR).
  • Diversité : immense répertoire de récepteurs grâce à la réarrangement des gènes des immunoglobulines/TCR.
  • Mémoire : réponse plus rapide et intense lors des expositions ultérieures.
  • Distinction du soi et du non-soi (tolérance immunologique).

Deux grands bras

  • Immunité humorale : médiée par les anticorps (immunoglobulines) produits par les lymphocytes B/plasmocytes.
  • Immunité cellulaire : assurée principalement par les lymphocytes T CD4+ (auxiliaires) et CD8+ (cytotoxiques).

Présentation de l’antigène et CMH

Complexe majeur d’histocompatibilité (CMH/HLA)

  • Ensemble de molécules codées par un locus très polymorphe.
  • Deux classes principales : CMH de classe I et CMH de classe II.
  • Présentent les peptides antigéniques aux lymphocytes T.

CMH de classe I

  • Exprimé par quasiment toutes les cellules nucléées de l’organisme.
  • Présente des peptides endogènes (issus du cytosol) : protéines cellulaires, virales.
  • Complexe CMH I + peptide reconnu par les LT CD8+ cytotoxiques (co-récepteur CD8).
  • Permet la surveillance des infections virales et des tumeurs.

CMH de classe II

  • Exprimé par les CPA professionnelles : cellules dendritiques, macrophages, lymphocytes B.
  • Présente des peptides exogènes (phagocytés ou endocytés) après dégradation dans les endosomes.
  • Complexe CMH II + peptide reconnu par les LT CD4+ auxiliaires (co-récepteur CD4).
  • Essentiel à l’activation des réponses humorales et cellulaires adaptatives.

CPA et co-stimulation

  • CPA : cellules dendritiques surtout, mais aussi macrophages et LB.
  • Nécessité de deux signaux pour activer un LT naïf :
  • Signal 1 : TCR reconnaissant le complexe peptide–CMH.
  • Signal 2 : co-stimulation (ex. interaction CD80/86 – CD28).
  • En absence de co-stimulation → anergie ou tolérance.

Lymphocytes B et immunité humorale

Lymphocytes B naïfs

  • Portent un BCR (récepteur de l’antigène) constitué d’immunoglobulines membranaires.
  • Reconnaissent directement des antigènes natifs (protéiques, polysaccharidiques, lipidiques).
  • Activation par : antigène + aide des LT CD4+ (cytokines, interaction CD40–CD40L).

Plasmocytes et production d’anticorps

  • Différenciation en plasmocytes sécréteurs d’anticorps.
  • Anticorps : immunoglobulines solubles (IgM, IgG, IgA, IgE, IgD).
  • Fonctions majeures :
  • Neutralisation des toxines et virus.
  • Opsonisation pour la phagocytose (liaison aux récepteurs Fc).
  • Activation du complément par la voie classique.

Réponse primaire vs secondaire humorale

  • Réponse primaire (première exposition) :
  • Phase de latence plus longue.
  • D’abord IgM, puis commutation de classe vers IgG/IgA/IgE.
  • Réponse secondaire (réexposition au même antigène) :
  • Plus rapide, plus intense.
  • Majoritairement IgG à forte affinité (après maturation d’affinité).

Lymphocytes T et immunité cellulaire

Lymphocytes T CD4+ (LT auxiliaires)

  • Reconnaissent antigènes présentés sur CMH II.
  • Sécrétion de cytokines qui orchestrent la réponse immunitaire.
  • Sous-populations fonctionnelles (simplifié) :
  • Th1 : favorisent la réponse cellulaire (activation macrophages, LT CD8+).
  • Th2 : favorisent la réponse humorale (aide aux LB, IgE, allergies, parasites).
  • Th17 : impliqués dans inflammation et défense muqueuse (bactéries, champignons).
  • T régulateurs (Treg) : participent à la tolérance et à la limitation de la réponse.

Lymphocytes T CD8+ (LT cytotoxiques)

  • Reconnaissent antigènes présentés sur CMH I.
  • Une fois activés, tuent les cellules cibles infectées ou tumorales par :
  • Libération de perforine et granzymes (induction d’apoptose).
  • Interaction Fas/Fas-ligand.
  • Rôle majeur dans les infections virales et certaines tumeurs.

Mémoire immunitaire

Cellules mémoire

  • Après phase effectrice, une partie des LB et LT se différencie en cellules mémoire.
  • Longue durée de vie, capables de répondre rapidement lors d’un nouveau contact.
  • B mémoire : produisent des anticorps de grande affinité.
  • T mémoire : se réactivent rapidement et se redifférencient en effecteurs.

Conséquences fonctionnelles

  • Lors de la réexposition au même antigène :
  • Temps de latence très raccourci.
  • Amplitude de la réponse plus élevée.
  • Anticorps de meilleure affinité et souvent de classe différente (IgG dominantes).
  • Base du fonctionnement de la vaccination (exposition préalable contrôlée à un antigène).

Coopération innée / adaptative et pièges classiques

Interactions clés

  • L’immunité innée fournit :
  • Les signaux d’alarme (cytokines, inflammation).
  • La présentation de l’antigène (CPA) pour activer LT.
  • L’immunité adaptative renforce :
  • La phagocytose via les anticorps (opsonisation).
  • L’activation du complément.

Pièges fréquents au concours

  • Ne pas confondre :
  • CMH I / CMH II : type de peptides (endo/exogènes) et LT impliqués (CD8+/CD4+).
  • Lymphocyte B vs plasmocyte : LB = BCR membranaire, plasmocyte = sécréteur d’anticorps.
  • L’immunité innée n’est pas « faible » : elle est indispensable et initie souvent la réponse adaptative.
  • La mémoire est une caractéristique de l’immunité adaptative, pas de l’innée (au sens classique).

À retenir

  • Immunité innée : rapide, non spécifique, sans mémoire, fondée sur barrières, phagocytes, NK, complément, inflammation.
  • Immunité adaptative : spécifique, dotée de mémoire, médiée par LB (anticorps) et LT (CD4+ auxiliaires, CD8+ cytotoxiques).
  • CMH I → antigènes endogènes → LT CD8+ ; CMH II → antigènes exogènes → LT CD4+.
  • Lymphocytes B → plasmocytes → anticorps (neutralisation, opsonisation, complément) ; LT CD4+ coordonnent, LT CD8+ détruisent.
  • Mémoire immunitaire : base de la réponse secondaire rapide et de la vaccination.

10 flashcards pour mémoriser

Lis la question, cherche la réponse, puis ouvre la carte pour vérifier.

  1. 1Quelles sont les principales caractéristiques de l’immunité innée ?

    L’immunité innée est présente dès la naissance, rapide, non spécifique d’un antigène unique, sans mémoire spécifique. Elle repose sur les barrières, la phagocytose, l’inflammation, les cellules NK et le complément.

  2. 2Quels sont les deux types principaux de molécules de CMH et à quels lymphocytes T s’adressent-elles ?

    Le CMH de classe I présente des peptides aux lymphocytes T CD8+ cytotoxiques, tandis que le CMH de classe II présente des peptides aux lymphocytes T CD4+ auxiliaires.

  3. 3Quelles cellules sont considérées comme les principales cellules présentatrices d’antigènes (CPA) professionnelles ?

    Les principales CPA professionnelles sont les cellules dendritiques, les macrophages et les lymphocytes B, car elles expriment le CMH II et des molécules de co-stimulation.

  4. 4Quel est le rôle du complément dans la réponse immunitaire ?

    Le système du complément opsonise les pathogènes (C3b), attire les cellules inflammatoires (C3a, C5a) et peut induire la lyse des cellules via le complexe d’attaque membranaire (C5b–C9).

  5. 5Comment les lymphocytes B reconnaissent-ils les antigènes ?

    Les lymphocytes B reconnaissent directement des antigènes natifs grâce à leur BCR, constitué d’immunoglobulines membranaires spécifiques d’un épitope.

  6. 6Quelle est la différence principale entre réponse immunitaire primaire et secondaire ?

    La réponse primaire est plus lente et moins intense, avec prédominance initiale d’IgM, alors que la réponse secondaire est plus rapide, plus intense et dominée par des IgG de plus grande affinité grâce aux cellules mémoire.

  7. 7Quelle est la fonction principale des lymphocytes T CD8+ cytotoxiques ?

    Les lymphocytes T CD8+ cytotoxiques reconnaissent des peptides présentés par le CMH I et détruisent les cellules infectées ou tumorales via la libération de perforine et de granzymes ou l’activation de voies apoptotiques.

  8. 8Quelles sont les grandes fonctions des anticorps dans l’immunité humorale ?

    Les anticorps neutralisent les toxines et virus, opsonisent les pathogènes pour faciliter leur phagocytose, et activent le complément via la voie classique.

  9. 9Quel est le double signal requis pour activer un lymphocyte T naïf par une CPA ?

    Le lymphocyte T naïf nécessite un signal de reconnaissance antigénique (TCR reconnaissant peptide–CMH) et un signal de co-stimulation (par exemple CD80/86 de la CPA avec CD28 du LT).

  10. 10En quoi consiste la mémoire immunitaire ?

    La mémoire immunitaire correspond à la persistance de lymphocytes B et T mémoire capables de répondre rapidement et intensément à une nouvelle exposition au même antigène, ce qui améliore la protection.

7 QCM corrigés

Une ou plusieurs réponses justes par question. Coche, puis « Vérifier » : la question n’est juste que si tu as toutes les bonnes cases, comme à l’examen.

  1. 1. Parmi les propositions suivantes concernant l’immunité innée, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

    Voir la correction

    Bonnes réponses : A, D.

    L’immunité innée est présente dès la naissance et repose sur des PRR reconnaissant les PAMP. Elle ne dépend pas d’une recombinaison de gènes (contraire aux LB/LT) et ne met pas en jeu que des lymphocytes B et T.

  2. 2. Concernant le complexe majeur d’histocompatibilité (CMH), quelle(s) affirmation(s) est/sont correcte(s) ?

    Voir la correction

    Bonnes réponses : A, C.

    Le CMH I est exprimé par la plupart des cellules nucléées et le CMH II par les CPA professionnelles. Le CMH I présente des peptides endogènes à CD8+ et le CMH II des peptides exogènes à CD4+.

  3. 3. À propos du système du complément, quelle proposition est FAUSSE ?

    Voir la correction

    Bonne réponse : C.

    Le complément peut être activé par des complexes immuns, opsonise les agents pathogènes et produit des anaphylatoxines/chimiotactiques (C3a, C5a). Il ne se limite pas à la lyse des globules rouges.

  4. 4. Au sujet des lymphocytes B et des anticorps, laquelle ou lesquelles des propositions suivantes sont exactes ?

    Voir la correction

    Bonnes réponses : B, C, D.

    Les LB reconnaissent les antigènes natifs via leur BCR, pas uniquement via CMH. Les plasmocytes sécrètent des anticorps, qui neutralisent les toxines/virus et activent le complément par la voie classique.

  5. 5. Concernant les lymphocytes T CD4+ auxiliaires, quelle affirmation est correcte ?

    Voir la correction

    Bonne réponse : B.

    Les LT CD4+ reconnaissent les antigènes présentés par le CMH II et sécrètent des cytokines modulant LB, LT CD8+ et macrophages. La cytotoxicité directe par perforine est le rôle des LT CD8+, et les CD4+ aident à l’activation des LB.

  6. 6. À propos de la mémoire immunitaire, laquelle ou lesquelles des affirmations suivantes sont justes ?

    Voir la correction

    Bonnes réponses : A, B, D.

    La mémoire est propre à l’adaptatif. La réponse secondaire est plus rapide et intense, grâce aux cellules mémoire issues de la première réponse. Elle n’est pas moins spécifique, mais souvent de meilleure affinité.

  7. 7. Quelle(s) proposition(s) concernant la coopération innée/adaptative est/sont correcte(s) ?

    Voir la correction

    Bonnes réponses : A, B.

    Les CPA (dendritiques, macrophages, LB) assurent le lien innée/adaptative et activent les LT. Les anticorps opsonisent et facilitent la phagocytose, illustrant le retour de l’adaptative vers l’innée. L’activation adaptative dépend en grande partie des signaux de l’innée et le complément peut aussi être activé par les anticorps.

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